Pourquoi réaliser sa communication soi-même c’est difficile ?

« Je suis la personne la plus légitime pour faire ma communication.» Une des répliques les plus souvent entendue après « Les agences, c’est hors de prix ».

"personne ne parle mieux de mon entreprise que moi ! "

Lorsqu’on crée une entreprise ou que l’on souhaite communiquer auprès de sa clientèle, on est tous tenté de le faire nous-même car on a l’impression que personne ne peut mieux parler de notre entreprise que nous.

C’est à la fois vrai et faux ! Je m’explique…

On est la personne qui connait le mieux le produit ou le service que l’on vend. En termes de technique, en termes de compétences, le porteur du projet est bien sûr le plus qualifié pour parler de son offre. C’est lui qui l’a élaboré, conçu, qui en a déterminé chacun de ses critères.

Mais lorsque nous sommes dans notre élément, nous oublions souvent une chose essentielle : adapter sa façon de parler à la personne que nous avons en face. Elle ne connait peut-être rien à votre produit, à votre secteur d’activité. Il faut donc se mettre dans la peau de l’autre. Et oui, lorsqu’on est passionné par ce que nous faisons, nous nous laissons souvent emporter par notre 

fougue, notre dynamique.

Quand cela se produit lors d’une discussion, nous pouvons nous en rendre compte grâce aux expressions du visage de notre interlocuteur. Malheureusement, lorsqu’on crée une communication, on ne voit pas les personnes qui y sont confrontées. On ne peut donc pas leur amener des précisions, ni leur réexpliquer notre produit ou service en reformulant.

Il faut donc obtenir une parole juste du premier coup ! Nos propos doivent être clairs, précis, compréhensibles de tous et souvent très courts car seules les premières phrases permettent de capter le lecteur et donc lui donner envie d’en savoir plus, de continuer.

De plus, donner envie aux lecteurs ne passe pas que par le contenu, la première chose qui attire c’est le visuel ! Il faut réussir à accrocher l’œil du client et cela se fait par l’intermédiaire de codes.

LEs codes de la communication

Les codes de la communication ne s’apprennent par réellement dans les livres même si connaitre le fonctionnement psychologique de l’être humain entraine une meilleure compréhension de ses réactions. Il faut donc comprendre les critères qui entrainent l’Homme à interagir ou à s’intéresser à un élément.

Mise en avant d'un pantonier

Les couleurs

Les couleurs sont un des facteurs clés pour capter l’attention du client. On parle de « psychologie des couleurs et influence ». Elles amènent des émotions, elles aident à persuader, elles transmettent des informations à notre cerveau.

L’exemple le plus parlant, c’est la couleur verte. On pense de suite à un produit naturel, en respect avec l’environnement, ou au domaine médical. On sent donc plutôt des « ondes positives » en sa présence.

Suivant les pays, les codes des couleurs peuvent être très différents. C’est pourquoi, lorsque l’on fait de la communication internationale, on adapte souvent les communications par pays ou groupes de pays qui ont des codes similaires.

La typographie

Mais, il n’y a pas que les codes des couleurs qui sont parlant. Le type de polices utilisé est aussi un critère très important à ne pas négliger. Les typographies manuscrites vont plutôt être utilisées pour amener de la créativité, du caractère ou pour rapporter un côté plus humain. Alors que les polices droites avec empattements seront utilisées pour leur côté traditionnel, sérieux. Elles sont une source sûre car elles sont bien perçues par les gens mais peuvent cruellement manquer de caractère pour être utilisées dans un logo par exemple. Les polices sans empattements sont également une valeur sûre car elle représente à la fois la modernité mais en conservant un côté sobre qui évite de se lasse de la typo.

Idéalement, on choisit toujours deux à trois polices que l’on utilise ensemble pour amener du caractère aux supports tout en ayant un côté sobre pour contrebalancer et garder une harmonie en toutes circonstances.

Bref… Passons de tous ces éléments techniques et essayons de comprendre plus en détails pourquoi !  

Exemple de Typographie sans serif
Exemple de typographie avec serfi
Exemple de typographie script

Sortons du cadre et de tous les codes pré-établis

Pour rentrer dans le sujet, je vais vous prendre un exemple qui risque d’un peu vous surprendre : la création de mon logo !

La création de mon logo

étape 1 : la réflexion

Je vous ai présenté, il y a quelques jours de cela, mon logo et ma charte graphique, mais je vais probablement vous surprendre en vous disant que ce n’est pas moi qui l’ai créé ! Et là, j’imagine votre stupeur en lisant ces lignes ! « Quoi !!! Elle propose des accompagnements pour créer une identité visuelle et elle n’a même pas réussi à créer son propre logo ! »

Oui je vous comprends, j’aurais probablement la même réaction à votre place. Pourtant, si certains d’entre vous sont passés par là, ils comprendront peut-être pourquoi je n’ai pas créé moi-même mon logo.

A l’idée de créer mon entreprise et ma marque, j’étais toute impatiente et pleine de d’idées. Mon cerveau avait du mal à se mettre en OFF, même au moment d’aller me coucher. A chaque fois que je regardais ce qu’il se faisait sur le secteur d’activité, je dessinais alors des croquis (pas forcément très beau… Je ne suis pas très douée pour représenter ce que j’ai dans la tête) de toutes ces idées. Le jour même ou celui qui suivait, je me mettais alors devant mon écran, ouvrais mon Illustrator et commençais à retranscrire mes gribouillis sur logiciel.

« Mon cerveau avait du mal à se mettre sur pause […]
j’avais toujours une nouvelle idée qui me semblait mieux ! »

J’ai composé des dizaines de logos (sans exagérés). Tous n’ont pas été aboutis, mais j’avais des logos tout à fait corrects avec lesquels j’aurais pu créer mon entreprise. Oui mais je n’étais jamais satisfaite. Après chaque nouveau logo abouti, j’avais une nouvelle idée qui me semblait toujours mieux que les précédentes et cela aurait pu durer indéfiniment !

Image métaphorant les croquis de tous les logos réalisés

étape 2 : j'ai décidé de faire appel à une graphiste

Au-delà de cette imagination qui ne s’arrêtait jamais, je n’avais jamais l’impression que ces logos me ressemblaient. Ils étaient beaux, ils avaient du caractère mais il manquait toujours ce petit quelque chose pour me satisfaire pleinement. Je n’en voyais donc jamais le bout mais je voulais que mon projet avance, j’ai donc pris la décision de faire appel à Aubierge, une graphiste avec laquelle je travaille, pleine de talents.

Après l’avoir briéfer,  je lui ai expliqué plus en détails ce que j’attendais de mon logo et comment je le voyais évoluer quotidiennement sur mes différents supports. Je lui ai raconté l’histoire que je voyais derrière le mot empreinte et tous les sens qu’ils pouvaient prendre pour moi. Puis lui ai donnée carte blanche pour la création. 

Elle est revenue vers moi quelques jours plus tard avec plusieurs propositions. J’étais encore partagée entre deux et ai demandé l’avis à mes proches, qui s’orientaient sur mon second choix. On a essayé de le perfectionner mais après quelques jours de réflexion, je me suis laissée guider par mon instinct et ai choisi ce logo.

Logo Empreinte

A la fois sobre et efficace, avec une touche de caractère par sa forme tout en contour et ses deux traits sur le dessus qui donnent le ton. Elle a su exprimer beaucoup plus facilement que moi mes idées, et a su choisir les caractéristiques qui lui semblaient importantes dans mon brief. Prioriser pour ne pas tout dire en un seul logo.

Tout ça pour vous dire que c’est normal d’avoir besoin d’aide pour créer l’empreinte qui définira notre idée, notre produit, service, projet !

Pourquoi sous-traiter son logo c'est mieux ?

Un point de vue extérieur pour une meilleure analyse

Pour créer une identité visuelle cohérente ou même pour créer juste un support de communication, il est souvent plus facile de faire appel à quelqu’un d’extérieur car :

  • En tant que porteur de projet ou gérant d’une entreprise vous avez déjà plein de choses en tête
  • Il est difficile de définir dans son projet les éléments primordiaux à faire ressortir dans sa charte graphique
  • Il est difficile de trouver le juste milieu entre la mise en avant du caractère mais l’adaptation au secteur d’activité
  • On est souvent insatisfait et très exigent envers soi même
  • Il est beaucoup plus facile pour une personne du métier, de savoir choisir, quel élément de votre métier peut avoir un intérêt positif à être illustrer sur votre logo ou pas.

J’ai rencontré des entreprises qui avaient créé leur logo toute seule et qui m’ont raconté l’histoire de ce logo. Je ne les blâme absolument pas, mais le mécanisme de pensée du logo se s’apparente pas à représenter dessus l’ensemble des compétences de l’entreprise. Il est parfois tout à fait opportun de créer un logo en représentant son cœur de métier mais cela peut parfois être compliqué. Cela peut manquer de légèreté et de compréhension pour le client. 

Ces genres de logo très chargés ont souvent du mal à être mémorisés par les clients. Trop d’informations en un seul et même dessin. Il faudrait prendre le temps de l’analyser pour tout déchiffrer mais un logo, ce n’est pas un tableau. Il se veut clair, précis et facilement mémorisable car vos clients potentiels n’y sont confrontés que quelques secondes.

Une meilleure définition de votre valeur ajoutée

C’est exactement la même chose pour un support de communication. Les entreprises ont souvent envie de tout mettre dedans. Non ! Il faut amener le sujet, expliquer les grandes lignes et la valeur ajoutée de l’entreprise, tout en mettant en valeur l’ensemble de ces éléments grâce à un design pensé, et amener le client à contacter l’entreprise. Si on fait de nos supports de communication un roman on ne sera pas lu ! Encore plus dans le monde actuel, avec des gens confrontés aux publicités presque H24, les réseaux sociaux et internet qui permettent aux gens d’avoir des réponses sur tous les sujets rapidement.

Une communication doit être pensée pour que les informations essentielles soient visibles en quelques secondes et accrochent l’œil. C’est à la fois un travail qui demande de réfléchir à une dimension visuelle mais également à une sémantique qui impacte pour capter l’attention par au moins deux sens !

Avoir un point de vue extérieur pour créer son logo

Avoir un point de vue extérieur permet souvent d’aider à :

  • synthétiser le message que l’on souhaite transmettre,
  • aller à l’essentiel/faire des choix,
  • bien travailler les mots qui vont être accrocheurs,
  • définir les critères importants pour le client,
  • obtenir un visuel harmonieux mais efficace.

Pour finir...

Je tiens quand même à nuancer mes propos ! Je ne dis pas que créer sa communication n’est pas faisable ! Bien sûr que si ! Mais souvent, une aide extérieure ne fait pas de mal. Cela permet de prendre de la hauteur et un regard neuf apporte une plus-value à la création.

N’hésitez pas à me partager vos retours d’expérience en commentaires !

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